Allocations familiales : Le Ministre Prévot (CDH) prêt à sacrifier les jeunes précaires pour une alliance avec le MR ?
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Le Ministre Maxime Prévot (CDH) a donc tranché, les allocations familiales pour les jeunes demandeurs d’emploi pourraient ne plus être maintenues dans le cadre des prolongations de stage d'insertion à la suite d’une évaluation négative du contrôle de disponibilité.

 

 

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Allocations familiales : Le Ministre Prévot (CDH) prêt à sacrifier les jeunes précaires pour une alliance avec le MR ?

 

 

Communiqué de presse des Jeunes FGTB

 

 

 

Le Ministre Maxime Prévot (CDH) a donc tranché, les allocations familiales pour les jeunes demandeurs d’emploi pourraient ne plus être maintenues dans le cadre des prolongations de stage d'insertion à la suite d’une évaluation négative du contrôle de disponibilité.

 

 

A l’heure actuelle, pendant la période du stage d’insertion professionnelle d’un an (360 jours), les jeunes demandeurs d’emploi de plus de 18 ans conservent leur droit aux allocations familiales (jusqu’à 25 ans), même en cas de prolongation du stage à la suite d’une évaluation négative.

 

 

C’est cette mesure que le Ministre Prévot entend supprimer et ce, malgré la décision contraire du groupe de travail constitué au sein de l’AViQ (l’Agence pour une Vie de Qualité). Les interlocuteurs sociaux s’étaient en effet mis d’accord pour continuer à octroyer les allocations familiales en cas de prolongation de stage d'insertion, ainsi que sur la possibilité d’un droit inconditionnel jusque 21 ans (cette dernière proposition semble ne pas être remise en cause).

 

 

En revenant sur l’accord obtenu au sein du groupe de travail, Maxime Prévot court-circuite donc la concertation sociale et le travail effectué par les interlocuteurs sociaux. Il entend remettre sur la table une proposition qui est en réalité celle des patrons qui désirent, depuis longtemps, aligner les politiques familiales sur les politiques d’emploi.

 

 

Les Jeunes FGTB refusent cette mesure qui - si elle devait être appliquée – constitue une double peine pour les jeunes les plus fragilisés qui ont besoin d’être soutenus dans leur recherche d’emploi plutôt que d’être sanctionnés. De plus, en se basant sur les seuls critères d’évaluation de recherche d’emploi, elle sanctionnerait des jeunes qui entreprennent des démarches de formation et d’insertion sociale moins conventionnelles. En outre, les politiques de l’emploi actuelles ne font pas preuve d’une grande efficacité sur un marché du travail saturé et déstructuré. Aligner les politiques familiales sur un tel système d’exclusion constitue pour nous une profonde injustice.

 

 

Dans le contexte actuel d’incertitude politique au niveau francophone, comment ne pas voir dans l’attitude du Ministre Prévot une manœuvre politique pour s’attirer les bonnes grâces du MR dans une future coalition de droite ? Si demain une telle majorité devait aboutir, nul doute que les jeunes seraient les premières victimes des politiques ultra-libérales du MR, comme c’est déjà le cas au niveau fédéral.

 

 

Les Jeunes FGTB dénoncent l’irresponsabilité du Ministre Prévot, qui est prêt à sacrifier l’avenir de la jeunesse sur l’autel des calculs politiques les plus cyniques.