FGTB Wallonie Picarde

Accord interprofessionnel 2019 / 2020 - Pourquoi la FGTB Wallonie Picarde dit non !
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Nous, à la FGTB, nous ne capitulerons pas !  Le 13 février dernier, nous avons mené une grève interprofessionnelle nationale. Un succès. Nous exigions, d’abord, du respect pour chaque travailleuse, chaque travailleur. Du respect, il n’y en avait pas dans le projet d’accord interprofessionnel finalement mis sur la table.

 

 

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Sans aucune ambiguïté, la FGTB Wallonie Picarde a dit que ce projet d’accord, elle ne pouvait pas l’accepter.


Ce 26 mars, la majorité de la FGTB a dit la même chose : ça ne va pas.

 

La FGTB est seule à avoir dit cela ; les autres organisations syndicales, elles, ont accepté de signer. Elles ont accepté une nouvelle défaite pour les travailleuses et les travailleurs.

 

 

Nous, nous avons recalé cet accord.

 

Sur le fond, parce que :

 

  • La marge salariale de 1,1 % est totalement insuffisante. C’est quoi, 1,1 % quand on voit les gains de productivité dans les entreprises ? Nous travaillons mieux, et le fruit de nos efforts va dans la poche des patrons. C’est une vraie gifle.

 

  • Le salaire minimum (9.65 €) ne sera augmenté que de… 10 cents de l’heure. Une autre gifle, pour tous ceux qui, malgré leur travail, continuent à vivre dans la précarité. Nous voulons atteindre les 14 € de l’heure au minimum. A cette vitesse-là, approuvée par la CSC et la CGSLB, il faudra 80 ans pour y arriver. Et 14 €, ce n’est que le minimum… !

 

  • Rien n’est certain pour les fins de carrière. Le projet d’accord était un peu plus buvable pour les travailleurs à ce niveau, mais plusieurs partis de l’ex-gouvernement avaient déjà annoncé qu’ils remettraient ces éléments en cause. On se mettait donc d’accord sur du vent. Et pendant temps-là, les prépensionnés sont toujours obligés de rester disponibles sur le marché du travail.

 

 

 

  • Sur la forme, parce que :

 

  • Nous refusons une fois de plus le chantage à la liaison au bien-être (c’est-à-dire la hausse des minimums sociaux pour les sans emploi, les malades ou les pensionnés) : pas question de lier ce bien-être à une marge d’augmentation de salaires ridicule.

 

  • Nous continuons à refuser la loi de ’96 qui bloque toute négociation salariale liée à la productivité. Nous ne voulons toujours pas d’alignement forcé sur les salaires les plus bas au nom d’une compétitivité qui ne profite qu’aux actionnaires.Donc, c’est non, non et non. Et oui à toute action qui sera proposée par la FGTB, dans les mois à venir, pour défendre une vraie augmentation du pouvoir d’achat. La FGTB Wallonie Picarde fera d’ailleurs tout pour pousser à ces actions.

 

  • Et pour tout ça on nous demandait en plus une paix sociale !!!

 

 

Nous, à la FGTB, nous ne capitulerons pas ! 


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